La responsabilité de la surveillance de la qualité de l'air en France incombe à un ensemble d'officines qui s'intitulent AASQA (Association Agréée de Surveillance de la Qualité de l'Air).

Chacune de ces officines fonctionne sous tutelle conjointe des inspecteurs du « corps des Mines » en Préfecture et en DREAL (Direction Régionale Environnement Aménagement Logement).

Cancérigènes et perturbateurs endocriniens dans l'air

En dépit du capital de sympathie que leur statut d’association « loi 1901 » leur a permis d’usurper aux yeux du grand public, le déficit de crédibilité dont elles souffrent aujourd’hui auprès des citoyens, des associations de protection de l'environnement et des décideurs locaux ne cesse de croître au fur et à mesure des graves anomalies révélées par les investigations du Centre indépendant Analytika à Carnoules d'abord, à Frontignan ensuite et Septèmes-les-Vallons dernièrement, puisque il s'avère que parmi les Composés Organiques Volatils effectivement présents dans l'air de ces trois communes, les informations publiées par le lobby ATMO minorent systématiquement la teneur véritable pour les contaminants cancérigènes (benzène en particulier) et passent carrément sous silence la présence des perturbateurs endocriniens !

Les AASQA incriminées ci-dessus ne remplissent donc pas leur mission de manière sincère et véritable, dans les conditions d’indépendance et de transparence que la société civile exige dorénavant pour les questions de santé publique. 

Conflits d'intérêts - Gouvernance - Mode de financement

Le financement des AASQA étant principalement assuré par les cotisations des entreprises génératrices de la pollution et les quelques crédits alloués par le Ministère de l’Ecologie (dans des proportions relatives qui restent confidentielles), les dysfonctionnement révélés ci-dessus par les investigations du Centre indépendant Analytika résultent :

  • - de la centralisation exagérée de l'organisation (instaurée par le « corps des Ingénieurs des Mines » et entretenue par les préfectures).
  • - de la complaisance des dirigeants placés à la tête de ces officines régionales à l'égard des industriels dont les cotisations financent leurs dépenses de fonctionnement.
  • - de la forte prévalence des conflits d’intérêts dans la hiérarchie complexe et opaque du lobby ATMO.
La surveillance du poulailler confiée au renard !
La surveillance du poulailler confiée au renard !

Fin annoncée du LOBBY ATMO

Sacrifiées depuis trop longtemps sur l'autel du développement industriel par ces officines DREAL, les légitimes exigences citoyennes relatives à la qualité de l'air atmosphérique ne peuvent pas être satisfaites par le lobby ATMO qui les fédère.

Cette structure péri-administrative centralisée s'appuie sur des fonctionnaires de l'ignorance et constitue l'héritage d'un passé révolu aux effets pervers sur la santé publique.

Le lobby ATMO doit disparaître et céder la place à une nouvelle organisation indépendante, dont le contrôle du fonctionnement aura changé de mains pour être rendu à la société civile.